De l'art du piège à Limaces pour arriver au purin de fougère

Probablement le plus gros nuisible de mon jardin, mais je suis bien incapable de les tuer sauvagement : les limaces. J'ai dans les toilettes du haut un manuel d'extermination de nuisibles au jardin. Le bouquin est illustré de façon très candide avec des dessins humoristiques. Je le recommande à la lecture pendant vos moments de solitude... Ceci dit les techniques employées sont carrément barbares, parfois limites genocidaires et surtout cruelles même pour une limace.

Comment me sortir de l'impasse et ne pas avoir à toucher ces gastéropodes répugnants ?

  • La diversion par le carton : Des conversations avec Emilie m'avait déjà orienté sur une première piste soft... Le carton. Il suffit simplement de couper des bandes dans du carton pas trop épais mais quand même un peu. On dispose ensuite les bandes autours de la zone que l'on souhaite protéger.


Normalement, la limace succombe au carton et la dévore en lieux et place des végétaux à protéger. J'ai fait l'experience ce jardin 2022. Les résultats semblent plutôt positifs avec un coin salade que je souhaitais préserver. Les dégâts ont été effectivement limité.

Le carton se prête plutôt bien au jardin du bas car je dispose de plus d'espace. Par contre pour la plante bande des herbes à coté de la cuisine, cette technique est trop encombrante pour l'espace que j'ai à disposition.

  • Le piège à Limaces

J'ai donc choisie une technique un peu plus radicale pour l'occasion. Elle consiste à prendre une bouteille de coca 50 cl et de la coupé au 2 tiers. On prends le tier avec le goulot pour l'enfoncé à l'envers dans le reste de la bouteille. Evidement, on enlève le bouchon au préalable. On rempli la bouteille d'un fond de bière pour attirer la limace. 

Pour ce piège je choisi de l'enterrer pour que le bord soit au niveau du sol. Cela facilite les arrivées pour les nuisibles. Attirées par l'odeure de la bier, elle descendent et tombent ensuite dans le fond. La forme du piège empêchent ensuite les nuisible de remonter.



L'experience me montre que ma première tentative de piège souffrait de différents défauts de conception. D'une part, j'ai prit un modele de bouteille de 33cl. Ce n'est pas forcément suffisant ou alors il faut limiter la quantité de bière. En effet, si le niveau est trop haut, la limace ne fait que passer la tête par le goulot sans descendre plus. Je n'ai pas à proprement dit observer une "marche arrière" de limace, mais je suspecte. Donc pour remedier au probléme il faut bien compter 5 a 10 cm d'espace entre la biere et le bout du goulot. Cette contrainte me porte donc à utiliser plutot un modele de bouteille de 1,5l ou alors à minima de 50 cl, 33 cl n'etant pas assez.

Un autre probléme du piège à bière est lié aux intempéries. Plus il pleut, plus la bouteille se remplie jusqu'à la perte d'efficacité du piège, voir un trop plein. Il faut donc controler regulierment les pièges et refaire le plein.

  • Le purin de fougère aigle

Ce dernier truc me semble assez prometteur. Je n'ai pas encore essayé, mais j'aime bien l'idée, C'est le purin de fougère aigle. Sa réalisation est pareil que pour l'orties ou la prêle. La fougère aigle est celle que l'on rencontre souvent dans les bois à basse altitude. Pour cette raison, je ne la trouverai pas dans des balades autours du chalet. 

La fougère aigle se développe dans des stations en pleine lumière ou semi-ombragées, souvent sur des sols pierreux ou sableux et acides et assez profonds. Elle est indifférente à l'humidité du sol.

En France, sa préférence pour les hivers doux explique sa grande répartition sur le domaine atlantique. Néanmoins, elle est cosmopolite et on la trouve dans de nombreuses régions du monde et sous de nombreux climats, sauf dans les zones désertiques chaudes ou froides. Elle se développe depuis le niveau de la mer jusqu'à 2 000 m d'altitude, des étages collinéens à montagnards et supra-méditerranéens. Il semble qu'il existe différents écotypes. Ainsi, on retrouve Pteridium aquilinum à la fois sur des sols carbonatés et sur d'autres décarbonatés. Pteridium aquilinum indique7 des sols acides pauvres ou riches en bases et engorgés en matière organique végétale. Elle indique également une carence en matière organique animale et en azote. Une prairie agricole contenant cette plante de manière significative évolue vers la lande. Les peuplements de fougère aigle sont souvent nommés « ptéridaies ».

La planche ci-dessous décrit la plante.






On dose de la manière suivante : 10 litres d'eau + 1 kg de fougère dans un sceau. On laisse faire des bules à l'ombre et on brasse regulièrement. La macération dure environ 15 jours. On dilue ensuite le purin après filtration. on compte 1 litre de purin pour 10 litres d'eau. On peut ensuite utiliser un brumisateur ou alors passer à la pomme d'arrosoir. Il faut réiterer le traitement après la pluies car sinon on perd en efficacité.

La fougère aigle est également réputée comme étant un excellent paillage d'hiver, qui plus est anti-fongique, surtout lorsque les feuilles jaunissantes sont ramassées à l'automne. En été ce paillage resté en place, attire et empoisonne les limaces, car en se fermentant il dégage du formaldéhyde, nocif à ces dernières. Enfin une fois ensevelie, la fougère aigle favorise l'enracinement des prochaines récoltes... Bref, un CV bien chargé en compétences pour une simple fille des sous-bois... Et surtout un purin de plus pour des problèmes en moins.


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